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| Tom Stoppard, Rosencrantz et Guildenstern sont morts |
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Une oeuvre frondeuse, une approche moderne, inattendue et hilarantedu chef- d’oeuvre de Shakespeare. Descriptif : Ancré dans une tradition littéraire britannique qui privilégie une approche humoristique et distanciée — voire ironique — de thèmes tels que l’essence du théâtre, l’existence de Dieu ou l’homme face au pouvoir politique, Tom Stoppard a contribué au renouvellement de la dramaturgie en proposant un traitement inédit du dialogue et, au-delà, du langage. Avec « Rosencrantz et Guildenstern sont morts » – pièce mythique – il met en scène deux personnages secondaires de "Hamlet" qui s’interrogent sur la destinée et sur notre fin inéluctable, sur la nature du théâtre. Pièce de clowns, pièce jubilatoire et inventive, "Rosencrantz et Guildenstern sont morts" révèle un arrière-fond des plus féroces mêlé à un humour décapant. Du théâtre à l’état brut : ludique; jubilatoire, artisanal et généreux. Deux personnages secondaires Les deux personnages secondaires de Hamlet avaient toujours fasciné Stoppard. « Je les aime en tant qu’êtres humains et il m’a semblé qu’ils n’étaient pas bien présentés dans la pièce de Shakespeare. On les montre comme des conspirateurs au service du Roi alors qu’il s’agit simplement de deux hommes à qui on ne dit pas grand-chose et qui doivent se débrouiller. L’histoire de Rosencrantz et Guildenstern dans Hamlet est en effet un exemple classique du sort des comparses balayés par les grands événements. Ce développement existentiel correspond parfaitement à l’atmosphère qui règne tout au long de la pièce de Stoppard. Rosencrantz et Guildenstern, seuls dans une antichambre du palais, se sentent abandonnés comme des morceaux de bois sur un rivage. Ils attendent qu’on les appelle, jouent avec des pièces de monnaie, jouent avec les mots. De temps en temps les personnages de la Cour font leur entrée, disent quelques phrases incompréhensibles, puis disparaissent. Comme Vladimir et Estragon dans « En Attendant Godot », les deux personnages de Stoppard sont désorientés. L’influence de Beckett est évidente, Stoppard fait cependant oeuvre personnelle en élevant l’étonnement, l’ignorance de ses deux personnages, au niveau du symbole de l’effort de chaque homme pour donner un sens à son existence. Impuissants devant le mur effrayant et ambigu de la vie, Rosencrantz et Guildenstern parviendront tout de même à influencer le cours des événements. Pour vous donner un exemple concret : Ma mère s’est remariée et mon nom a été changé, j’ai pris celui de mon beaupère. J’avais alors huit ans. Alors l’époque je me fichais royalement de la chose mais tout d’un coup j’ai pensé que dans presque tout ce que j’avais écrit, il y avait quelque chose à propos de gens qui se trompaient de nom et souvent de manière absolument gratuite. Cela n’a rien à voir avec le personnage ou l’intrigue. J’ai très peu de préoccupations sociales, je suis plutôt absorbé par les choses que je trouve difficile à exprimer…
Avec : Delphine Bertrand, Jean-Henri Compère, Jaoued Deggouj, Emmanuel Dekoninck, Dolorès Delahaut, Christophe Destexhe, Julien De Visscher, Bernard Gahide, Sam Gertsmans, Youssef Khattabi, Stéphane Ledune, Bernard Marbaix, Sylvie Perederejew, Hélène Theunissen, Laurent Tisseyre. Adaptation française : Jacques De Decker - Mise en scène et scénographie : Daniel Scahaise Assistanat à la mise en scène : Julien De Visscher- Pantomimes : Jean-Louis Danvoye Décor musical : Sam Gertsmans - Costumes : Anne Compère – Maquillage : Laura Lamouchi Régie/Lumières : Nicola Pavoni
Où? Au Théâtre de la Place des Martyrs
Quand? Du 17 septembre au 31 octobre 2009 Les mardis à 19h – Du mercredi au samedi à 20h15 Les dimanches 11 et 25 octobre à 16h
Infos et réservations : 02/223 32 08 ou theatre.martyrs@busmail.net
Adresse : place des Martyrs 22 Localité : B-1000 BRUXELLES Quand : du 17/09/2009 au 31/10/2009
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